Publié le jeudi 29 janvier 2009

Régis Labeaume pourra fêter avec la bénédiction de l'Impératrice Pauline 1ère

29 01 2009

Reconstitution de la bataille des plaines d’Abraham

Marois invite les gouvernements à se dissocier de l’événement


Mais la chef péquiste ne demandera pas au maire Labeaume de s’abstenir


Le Devoir
jeudi 29 janvier 2009

Robert Dutrisac - La Malbaie — Aucun gouvernement ne devrait s’associer à la reconstitution de la bataille des plaines d’Abraham qui doit avoir lieu cet été à l’occasion du 250e anniversaire de l’événement. Mais cela ne s’applique pas à la ville de Québec, dont le maire, Régis Labeaume, a dit qu’il serait de la fête.

C’est la position qu’ont adoptée, hier, les députés du Parti québécois réunis en caucus alors que cette question épineuse embarrassait les troupes péquistes depuis maintenant trois semaines.

« On présente les faits comme une espèce de fête », a déploré Pauline Marois au cours d’un point de presse. « Ce n’est pas une fête, c’est une conquête. Et c’est triste et profondément tragique, ce qui s’est passé. » Donner un « éclairage festif » à cette défaite « va à l’encontre de l’Histoire », juge-t-elle.

« Nous croyons que s’il y a une chose qui doit être rappelée lors de la reconstitution des événements de 1759, c’est d’abord le début de la fin de la Nouvelle-France, la survivance, la résilience et le courage du peuple français d’Amérique, qui a pu survivre malgré la conquête, malgré le fait que le Québec ait été assiégé, que nos ancêtres aient souffert, que nos fermes aient été brûlées, que des femmes aient été violées », estime la chef péquiste.

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La tête à Papineau

29 01 2009

La tête à Papineau

Josée Legault
Voir - www.voir.ca
jeudi 29 janvier 2009

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La Conquête et la bataille des plaines d’Abraham de 1759, vous connaissez ? Alors, dites-moi, est-ce que ça vous tente vraiment d’aller en commémorer le 250e anniversaire dans la belle ville de Québec ?

Idée de fou ? Manque de jugement ? Provocation ? Propagande ? On en perd ses mots. Sous prétexte de vouloir "raconter" une histoire, c’est pourtant ce qu’entend faire la Commission des champs de bataille nationaux, une agence fédérale. Voici donc les activités "gratuites" qu’elle offrira cette année à Québec : un bal masqué (on fête sa conquête ou on ne la fête pas !) ; expositions et colloques ; fouilles archéologiques ; "journées familiales" (tant qu’à se rappeler une défaite, aussi bien le faire en famille) ; un beau show intitulé Wolfe et Montcalm se donnent en spectacle ! Et, en guise de cerise sur le gâteau, présentée par la Commission comme "l’événement de l’année à Québec" où vous jouerez "les touristes dans votre propre ville" : une reconstitution de la bataille des plaines où vous pourrez vivre "quatre jours de siège intensif" !

Oups. J’oubliais. Cette liste est aussi illustrée, sur le site de la Commission, d’une photo des descendants de Montcalm et de Wolfe, en uniformes de l’époque, souriants et se donnant la main ! Bref, on ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer. La réponse, pourtant, est ailleurs. Que l’on soit fédéraliste ou souverainiste, comment ne pas dénoncer cette situation où une agence fédérale décide de la pertinence et de la programmation de la commémoration d’un événement aussi fondamental pour le Québec ? Le Québec serait-il devenu un simple terrain de jeu ouvert aux agences fédérales ? À cette enseigne, l’extrême timidité du gouvernement Charest et du PQ sur cette question jusqu’à maintenant ne les a guère honorés. Quant à Éric Caire de l’ADQ, traitant de "colonisés" ceux qui s’y opposent, l’homme semble être en urgent besoin d’une greffe de colonne vertébrale.

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L’ADQ ( L'Ai Dans l'Q ) et les colonisés

29 01 2009

1759-2009 - 250 ans de bonheur canadian...

L’ADQ et les colonisés


Daniel Sénéchal
Tribune libre de Vigile
mercredi 28 janvier 2009

Jeudi, en réaction à Agnès Maltais et à Jean Charest qui n’assisteront pas à la reconstitution planifiée par la Commission des champs de bataille nationaux commémorant le 250e anniversaire de l’assaut de Wolfe sur les plaines d’Abraham, la première par conviction et le second par stratagème, le député Éric Caire a déclaré devant les journalistes à Québec que « les gens qui sont fiers et conscients de leur identité ne se sentent pas attaqués par ça », tout en ayant affirmé au préalable que « la conquête de la Nouvelle-France par les Britanniques est un fait historique incontournable avec lequel il faut composer . »

Faisant étalage de ses connaissances historiques bien à lui, M. Caire aborde les personnages de la bande dessinée Astérix qui souhaitent passer sous silence la défaite gauloise d’Alésia en 52 avant notre ère. Le député Caire nous explique « qu’il y a le Gaulois qui dit « Alésia, c’est quoi ça, Alésia ? » Bien, on a l’air de ça. Je m’excuse, mais ça a existé la bataille des plaines d’Abraham. »

Dan un premier temps, on ne peut pas dire d’une bataille, ou d’une ancienne défaite, qu’on peut « composer » avec ou qu’elle a tout simplement existé, hors contexte. Par devoir de mémoire, on se doit de rappeler des événements qui avaient fait en sorte que la bataille eut lieu et les conséquences sur la population envahie, tout en tentant de sensibiliser M. Caire, dans la mesure du possible, au fait que ce n’est pas dans les habitudes des peuples normalement établis de célébrer une défaite.

C’est un peu comme si la France ou la Pologne se mettait à célébrer le blitzkrieg allemand de la deuxième guerre mondiale, sous prétexte que ce fut un fait historique incontournable avec lequel les français ou les polonais eurent à « composer » avec. Ça n’a tout simplement pas de sens.

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Face à l’hypocrite budget Flaherty

29 01 2009

Se mobiliser pour refuser de payer la crise !

mercredi 28 janvier 2009, par Bernard Rioux

Aucune bonification du programme d’assurance emploi alors que seulement 43% des chômeuses et des chômeurs ont droit à des prestations, remise en question unilatérale du programme de péréquation qui va exercer des pressions à la baisse sur les dépenses sociales, programme d’investissement dans la construction résidentielle qui prend la forme d’incitation à l’endettement, refus d’investissement significatif dans la protection de l’environnement et dans le développement d’énergies propres ou pour le développement de services publics…

Les fonds annoncés ne constituent en rien des investissements massifs permettant de créer de nombreux emplois et de satisfaire aux besoins sociaux. Le budget Harper est un budget cosmétique. Il visait essentiellement à sauver la peau de ce gouvernement. Rien qui serait à la hauteur d’une récession qui s’annonce profonde. Alors que ces deux derniers mois, plus de 100 000 personnes ont perdu leurs emplois au Canada comme le rappelait Ken Georgetti, président du travail du Canada.

Ignatieff soutient le gouvernement conservateur

Après des tergiversations feintes, cherchant à faire croire qu’il allait peut-être oser faire tomber le gouvernement en votant contre le budget, Ignatieff a promis de soutenir le gouvernement Harper. Le chef du Parti libéral sait très bien que le Parti conservateur a fait un budget démagogique qui ne constitue en rien la reconnaissance des besoins de la population canadienne. Ce qu’avait besoin le chef Libéral, c’est que le premier ministre Harper cherche à donner change. Que les dépenses sociales restent anémiques, que celles consacrées à l’environnement demeurent squelettiques, que les prestations à l’assurance-chômage soient gelées et l’accessibilité restent possibles que pour une minorité des chômeuses et de chômeurs au Canada, tout cela n’a pas pesé lourd dans la balance. Ignatieff a fait prévaloir les intérêts de son parti sur toute autre considération. Il voulait donner à son parti le temps de se reconstruire et de rétablir ses finances.

La seule proposition d’amendement soumis par le Parti libéral du Canada a été de demander trois rapports (mars, juin, décembre 2009) sur le suivi des dépenses. Pas un amendement de plus. Il n’a pas demandé d’améliorations au régime de l’assurance emploi. Il n’a rien demandé en termes de dépenses supplémentaires pour la lutte pour la protection de l’environnement. Le PLC ne voulait prendre aucune responsabilité politique pour ce budget quitte à laisser passer ses aspects les plus odieux. Tout à la logique de la défense de ses intérêts les plus partisans et les plus étroits, le PLC a acheté du temps.

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